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Les plateformes de location courte durée (Airbnb, Booking…) ont transformé certaines copropriétés en véritables hôtels improvisés. Rotations incessantes, nuisances nocturnes, parties communes dégradées… Face à ces situations, le syndicat des copropriétaires n’est pas démuni. Voici ce que vous pouvez faire — et ce que vous ne pouvez pas faire.
1. VÉRIFIER CE QUE DIT LE RÈGLEMENT DE COPROPRIÉTÉ
C’est le point de départ incontournable. Le règlement de copropriété peut contenir des clauses limitant ou interdisant les locations meublées touristiques, notamment via :
Bon à savoir : Si votre règlement contient une telle clause, le syndicat peut agir en justice contre le copropriétaire contrevenant sur le fondement de l’article 9 de la loi du 10 juillet 1965, qui oblige chaque copropriétaire à respecter le règlement.
2. AGIR EN CAS DE TROUBLES ANORMAUX DE VOISINAGE
Même en l’absence de clause restrictive dans le règlement, la copropriété peut agir si les locations génèrent des troubles anormaux de voisinage : nuisances sonores répétées, dégradations des parties communes, comportements inappropriés des occupants temporaires…
Le Code civil (article 1253 depuis la réforme de 2024, anciennement fondé sur la jurisprudence) reconnaît le droit à tout voisin — et donc au syndicat au nom de la collectivité — d’obtenir réparation pour ces troubles excessifs.
La démarche recommandée :
3. CE QUE LE SYNDIC PEUT — ET NE PEUT PAS — FAIRE
Le syndic a un rôle d’exécutant, pas de juge. Il peut :
En revanche, le syndic ne peut pas :
👉 Toute action en justice doit être autorisée par l’assemblée générale (article 55 du décret du 17 mars 1967), sauf urgence reconnue.
4. LES OBLIGATIONS LÉGALES QUI PÈSENT SUR LE COPROPRIÉTAIRE-LOUEUR
Au-delà du règlement de copropriété, le copropriétaire qui loue son bien en meublé touristique doit respecter plusieurs obligations légales :
Ces obligations relèvent de la mairie et de la préfecture, pas du syndicat — mais leur non-respect peut appuyer votre argumentaire en cas de contentieux.
5. QUELLE STRATÉGIE ADOPTER EN PRATIQUE ?
Face à un copropriétaire qui loue en courte durée :
EN RÉSUMÉ
La copropriété dispose de leviers réels face aux meublés touristiques problématiques, à condition d’agir méthodiquement : règlement, preuve des nuisances, décision collective. L’ADAAC peut vous accompagner dans cette démarche.
Contact : contact@adaac.fr
Date de publication 14/03/2026
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